
Excellence,
Monsieur le nouveau président, le monde entier a les yeux fixés sur notre pays. Partout, des esprits généreux qui sont ralliés à l’idéal de liberté et de justice éprouve une extraordinaire allégresse pour vous offrir un cadeau. Il leur semble qu’une ère nouvelle s’ouvre enfin, un nouveau régime. Hélas ! Autant l’espoir d’un réel et profond changement habite les guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, autant les difficultés intérieures et extérieures graves surgissent et favorisent des intrigues de tous genres.
Pour Ecouter, appuyer ci-dessous
Excellence, je ne veux point vous décourager mais autant savoir tout de suite que vos futurs sujets sont à l’image des toilettes du pays : toilettes internes et externes. L’interne- luxueux- est pour le père de famille et les hôtes privilégiés et l’externe pour le reste de la famille. Une injustice qui donne naissance à toutes les frustrations, vu que l’entretien revient aux brimés. C’est l’exploitation ou la récupération de ces difficultés qui attise la haine et crée de nouveaux embarras. Ce nouveau processus démocratique, permet d’envisager un droit nouveau fondé sur la souveraineté populaire. Malheureusement, les hommes qui composent ce peuple ne s’entendent plus.
Votre futur royaume me fait souvent penser à la tragédie la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation. La cause de cette collision, fut une mauvaise communication. Les ondes se brouillèrent et les pilotes ne s’entendaient plus.
Ce manque d’unité empêchent les guinéens de se sentir citoyens d’une même patrie : il semble qu’on est untel avant d’être guinéen. Je cite Mirabeau définissant la France : un agrégat in constitué de personnes désunies.
Excellence, faites appel au plus vite aux historiens du pays pour qu’ils vous aident à faire l’état des lieux de ce que nous appelons aujourd’hui Anciens régimes. Leurs organisations politique, administrative, économique, sociale et religieuse ne satisfont pas la majorité des guinéens. Peut- être qu’un peu de recul vous amènerait à tirer les leçons de ces échecs et favoriserait l’émergence d’un nouveau régime, plus fiable afin de ne pas décevoir vos sujets qui misent tant sur vous au point d’oublier que le vrai problème ce sont les faiseurs de roi. Leur avez-vous dit que vous n’apporterez aucune solution miracle, que la volonté de changement engage la responsabilité de chacun ou préférez vous tenir des promesses fallacieuses ?
La lecture d’un livre d’histoire qui traite des intrigues entre Nobles, bourgeois, aristocrates, pauvres, paysans dans la cour du roi Louis XVI, de l’instauration des Etats Généraux à la révolution française me pousse à faire du copier coller en l’adaptant à la situation guinéenne. Si j’affabule, vous me le direz, mais à mon humble avis, les événements se suivent et se ressemblent.
L’une des causes qui caractérise l’impopularité et la chute de nos anciens régimes est `` LA COUR ``. En effet, vos prédécesseurs, chefs couronnés d’un pouvoir absolu de droit divin par vos futurs sujets, se sont entourés d’une cour brillante et nombreuse de civils, de militaires au service de leur nombreuse famille, des courtisans sans fonctions définies. Tout ce monde, a bénéficié de traitement considérable, de donations et gratifications diverses. Je vais vous confier une secret : le jour de l’investiture contrôlez vous-même la solidité du trône, d’habitude quand ils hissent quelqu'un ils scient le bas !
L’entretien de cette cour coûte très cher au pays. Le gaspillage est extraordinaire- évitez de le faire.
L’absence d’unité : centralisée en droit, l’administration est loin d’être uniforme. Les lois ne s’appliquent que pour certaines personnes, les poids et mesures varient suivant la place occupée, comme les impôts, les factures d’électricité et d’eau… la loi semble être votée en faveur du plus riche et du plus gradé. Ne tombez pas dans ce piège, que tous vos sujets soient égaux en droit et en devoirs. « Le favoritisme est l’ennemi de l’impartialité »
Excellence monsieur le futur chef du pays à problèmes et paradoxes, je ne pourrais vous les citez par ordre alphabétique, les 26 lettres de l’alphabet français- la seule langue internationale que je parle- ne suffirons pas, il vous faudrait rajouter l’alphabet greco- latino-germano-anglophones- je les mets donc pêle-mêle.
- Les émigrés, expatriés, diasporas…sont vos alliés et non des suspects de conjuration contre votre trône, associez les à vos projets, ils parlent beaucoup mais que cela ne vous offusque pas, quand un intellectuel n’occupe pas son cerveau il divague. Créez une politique étrangère et utilisez les pleinement. Certains parmi eux ont de l’argent mais pas d’initiatives, d’autres ont le cerveau sans le sou, profitez des deux. Si vous écoutez vos conseillers qui vous mettrons en garde contre eux vous saurez à vos dépends que la diaspora est une vraie bombe à retardement, mieux vaux en faire des partisans du maintien de la paix. Very very important : Dans votre futur royaume, retenez que la consommation est collective mais la facture est individuelle.
- Mesures militaires : Le respect que je dois à mon père qui était du corps m’empêche de vous dire ce que je pense d’eux. Le dernier événement du stade vous édifiera mieux. On ne réveille pas les morts, mais les conséquences du viol des femmes dans un pays croyant, feront du chemin. Un repentir sincère et une demande de pardon sont nécessaires, par les responsables même de l’acte. Mais gardons les pardons et réconciliations pour la fin, citons d’abord les problèmes. Vos prédécesseurs instituèrent l’amalgame par la fusion entre soldats anciens et nouvelles recrues. La discipline, jusque là très stricte fut relâchée, le soldat et le général sont égaux selon …aucun esprit ardent de sacrifice, de dévouement absolu au peuple. Excellence, sans vous mentir, seul votre créateur saurait comment vous inspirer à un redressement militaire par une stricte discipline.
Le problème de l’organisation de l’armée est presque aussi grave que celui des finances. L’armée est en pleine décadence, soldats et officiers reçoivent leur solde très irrégulièrement et doivent marauder pour vivre. La discipline s’en ressent ! A cela s’ajoute les conflits constant entre les généraux, bref, l’armée a perdu tout contact avec son peuple, elle ne comprend plus que des soldats regroupés en clans et entièrement dévoués à leur propres intérêts. Le plus grave c’est la pléthore d’effectifs sans éducation ni formation. Esquisse de solution : neutralisez les, fermez le budget de l’armement, nous n’avons aucune menace de guerre, la seule vraie guerre est interne, c’est la misère et la famine qui s’abat sur votre peuple, désarmez les et armez la masse paysannes d’abord par de la formation et de nouvelles technologies de développement agricole.
-Mesures économiques : pour réaliser un début d’égalité sociale, assainissez les finances, fixez un nouveau régime des taxations pour tous, une redistribution des biens fonciers de l’Etat s’impose (tous ceux qui occupent les maisons de l’Etat sont les plus nantis en villas, vastes domaines, multiples privilèges, les pauvres surchargés d’enfants ne peuvent même pas payer les loyers) ainsi s’explique l’âpreté avec laquelle ils se disputent les moindres faveurs du Président. C’est ainsi, qu’à la fin de chaque règne se forment des clans entraînant haine et colère qui finissent par exploser sur le peuple.
Annulez systématiquement le culte de la personnalité, l’être suprême c’est Dieu, les groupes de soutiens, les centaines de cérémonies, fêtes et fastes habituels sont pesantes sur les finances de l’Etat. Ne vous encombrez pas, allégez vous car tout souteneur réclame soutien. Le pouvoir est lourd, c’est une infime parcelle que Dieu cède à l’humain, si vous respectez vos engagements, c’est lui seul qui vous soutiendra en vous donnant le discernement.
La tâche lourde est celle des finances, comment empêcher que la situation s’aggrave ? Comment fermer le robinet des caisses qui font vases communicants avec les poches des gérants ? Comment sensibiliser la population à payer impôts, taxes et factures ? Freiner l’inflation, qui accompagne naturellement la hausse du coût de la vie et l’instabilité des prix et qui de cause à effet explique l’affreuse misère dont souffre la classe pauvre ? Comment restaurer le crédit et la monnaie ? Surveiller de très près la comptabilité publique ? Vérifier tout les titres de dépenses ? Canaliser l’accroissement perpétuel de la dette ? Tant de défis à relever.
Excellence ! Si je vous déprime, excusez moi, autant se dire la vérité, on ne peut gouverner sans ressources financières, on ne peut gouverner quand l’Etat ne sait comment payer ses fonctionnaires ou fait semblant de les payer et que son peuple meurt de faim et de manque de soins, pendant que quelques milliers de spéculateurs édifient de scandaleuses fortunes et étalent un luxe insolent. L’un des traits de la société guinéenne est en effet le rôle joué par une minorité de parvenus de la politique, des marchés de l’Etat, ou des finances, avides de jouir de richesses facilement acquises. Ce sont eux qui ont une fureur de plaisir, les autres n’ont rien à fêter. D’ailleurs les pauvres se désintéressent complètement des affaires publiques. Las de tout, las de 50 années de tout ce qui se termine par TION : colonisation, révolution, démocratisation…n’aspirent plus qu’au pain quotidien, au repos.
-l’instruction Publique : je dis publique puisque la classe pauvre ne peut jouir que de cette instruction, c’est celle là donc qu’il faut améliorer, elle répond mal aux conditions d’une formation fiable. Après le pain, s’écriait Danton, l’éducation est le premier besoin du peuple.
- la justice : une nouvelle organisation judiciaire est indispensable, les abus sont nombreux. Plus d’un juge tranche en faveur de la position sociale, du rang et de la fortune au détriment du faible et vulnérable.
Deuxième Partie:
Président, je vous avais avertie hier que vous auriez du pain sur la planche, vous n'etes même pas assis sur le trône que vos futurs sujets m'interdisent de vous appeler Excellence, ils pensent que cet titre ne nous porte pas chance, vos prédécesseurs en ont trop profité. Faites donc vos preuves car les titres pompeux ça se méritent désormais. Je cherche un titre qui vous sied : Monsieur? trop simple pour un président, Docteur? Prête à confusion, tout le monde est docteur de quelque chose au pays, Votre honneur? parfait.
- La fonction publique : Votre Bonheur, pardon, honneur ! Vous me permettez de vérifier que le malin qui a écrit`` le bourbier de la fonction publique`` n’est pas du camps adverse et qu’il n’essaie pas de vous décourager d’occuper le trône si proche ? Moi je voulais vous épargner ce casse tête. Lui a osé l’appeler le bourbier alors que c’est le seul secteur qui a réussi à mettre l’égalité entre guinéens morts et vivant, instruits et analphabètes, pauvres et riches, intérieurs et extérieurs, presque tous sont fonctionnaires.
- Votre honneur, vous vous souvenez du slogan de vos prédécesseurs ? : Les morts ne sont pas morts, ils vivent en nous. ça vous étonne alors qu’ils continuent à avoir un salaire ? Peut importe morts ou vivants du moment ou c’est une personne sur mille qui a réellement du travail, le reste est figurant. Peut importe morts ou vivants du moment que c'est un qui se tape le revenu de cent mille, peut importe quand le vétérinaire est infirmier à l'hôpital, l'agriculteur est douanier...je vous répète que le pauvre s'en fiche de Colonisation, Révolution, Démocratisation, il veut une SOLUTION.
- Mettez vous à la place d’un mort, vous avez ouvert les yeux sur des parents qui triment pour vous trouver à manger et étudier. Vous avez hérité de cette misère puisque c’est la seule richesse qu’ils peuvent vous léguer. Votre épouse et vos enfants suivent vos pas de miséreux avec un salaire de misère, quand un jour vous êtes rappelé à Dieu, un comptable sans scrupule se tape votre salaire en laissant votre famille croupir car votre mort à coupé toute source de revenu (pas de sécurité sociale, caisse maladie, subsides, assistance sociale…rien de rien) accepterez vous de mourir pour de bon ? Vous ressuscitez sous une autre forme à la fonction publique.
- Vous avez fui pour des raisons x ou y, ingénieur ou docteur en Guinée, vous trimez comme femme de ménage ou chauffeurs de taxis en occident. Vous arrivez à peine à payer vos factures quand une bande de cow-boys réunis en western union vous en laisse un peu. Vous avez un cas de conscience qu’à même: votre salaire qui continue à être versé sur votre compte, vous aimeriez le reverser dans le trésors publique ? Mon œil, il va directement dans la poche du premier trésorier. Vous faites quoi ? Si votre conscience vous empêche de l’utiliser, vous l’offrez au moins à plus pauvre plutôt que d’enrichir les plus fortunés. Logique.
- Puisque la critique bien ordonnée commence par soi, je ne m’engage volontairement (sauf sous contrainte) à déverser le mien que lorsque vous aurez mis les choses au clair, c'est-à-dire pour une fois en traitant la cause de la maladie et non les symptômes,( chassez les fictifs, et les morts par la porte si vous ne créez pas d’ emplois, ils reviendrons par la fenêtre.) par une gestion saine des biens publics, une politique industrielle qui permette aux gens de travailler, une couverture sociale pour tout le monde, des indemnités de chômage, une couverture sanitaire pour tous (tout le monde à droit à des soins, au logement, à l’instruction, sans exception). Je tourne ce texte en humour pour dédramatiser, même si je pense à mes deux meilleurs professeurs, qui avant de mourir, quémandaient le prix de leurs ordonnances.
- Votre honneur, je vous vois déjà fulminer de colère en me demandant où allez vous trouver tout cet argent. Les moyens ? Vous en avez suffisamment. Que de garder le secret, vos prédécesseurs ont criés sur tous les toits que la Guinée était un scandale géographique, pardon géologique et voici que chinois, américains, anglais trouvent leur compte en Guinée, pourquoi pas les guinéens ?
- Votre honneur, un sage conseil, ne badinez pas avec la gestion de la manne (les richesses du sol et sous sol) que le Père céleste a mis à disposition de tous ces enfants guinéens. Ils servent à créer des emplois, écoles, hôpitaux, usines…prenez des mesures draconiennes contre tous les bradeurs de cette richesse sinon, c’est vous qui aurez à vous justifier devant le chef le jour du grand bilan. Vous savez mieux que moi que le chef ne peut être acheté avec un pot de vin.
Un autre point de discorde : Nos bourgeois étant sollicité au point de vue économique et social (c’est souvent eux qui financent les partis et les gens au pouvoir), il serait normal qu’ils aspirent à l’être sur le plan politique. Ce qui amène des griefs avec certains intellectuels qui ne veulent voir en eux que des robinets d’argent. C’est pourtant eux qui sont aussi atteint par le désordre financier et la grave crise économique. De là naît le désir d’une transformation politique qui leur permettra de surveiller l’administration donc de participer au gouvernement de l’Etat. Les rôles doivent être définis aussi dans ce sens.
Il serait injuste de dire que tout était mauvais dans les institutions des anciens régimes, cependant comment ne pas dénoncer l’abus, l’oppression, l’arbitraire, l’inégalité, et la confusion qui noient ce pays ?
Le Guinéen vit un immense vague d’optimisme, il espère chaque jour à la venue d’un homme qui s’opposera à toute forme d’injustice et d’oppression qu’il subit. Il vit dans l’attente de grands événements qui, pense-t-il, amènera une ère nouvelle, d’où la fièvre à l’approche des décret, des élections, attente d’autant plus fiévreuse que trop souvent déjà, les espoirs de reformes ont déçus.
De temps en temps un homme tente de supprimer les abus les plus criants mais il échoue devant l’égoïsme des privilégiés qui refusent de laisser porter atteinte à leurs privilèges. Ainsi la crise dont ont soufferts les régimes antérieur n’a fait que s’aggraver : crise économique, financière, crise d’autorité.
Le seul moyen de salut était la suppression des privilèges financier et l’égalité de tous. Mais pour imposer aux privilégiés cette révolution sociale, il eut fallu un gouvernement fort et courageux.
Or la crise d’autorité est la plus grave en Guinée, le gouvernement va à la dérive, les ministres plus soucieux de garder leur poste ou de faire au plus vite des placements pour leur famille, sont sans crédit. Ajouter un président passif, aux décisions variantes, excellence, votre bonheur, voilà le cadeau.
Nous avons déjà dit que l’organisation sociale avait pour principe l’inégalité, Le rétablissement de l’ordre passe forcement par l’assainissement des finances, le retrait de l’armée, la politique de conciliation, voilà qui vous rendra crédible et respectable. Le reste suivra aisément, comme l’éducation civique qui sensibiliserait la population et favoriserait l’union et le respect des choses publiques.
LA POLITIQUE D’APAISEMENT
Votre honneur, il serait intellectuellement plus honnête si je retraçais textuellement ce que dit le livre d’histoire, `` La France et Bonaparte``, à vous de mettre votre nom à la place du sien.
« Lorsque Bonaparte reçu la mission de réorganiser la France, le pays était plongé dans la misère et l’anarchie….la grande majorité des français demandaient que l’œuvre sociale subsiste, que Bonaparte leur garantissent l’égalité devant la loi et devant l’impôt… qu’il rétablit la sécurité à l’intérieur et la paix dehors.
Or ce programme convenait parfaitement à Bonaparte, la lassitude du pays faisait le jeu de son ambition. Son désir effréné du pouvoir n’était d’ailleurs pas égoïste, il se proposait :
- de pacifier les esprits
- d’unir tous les français royalistes et révolutionnaires, émigrés et terroristes et de les faire travailler d’un commun accord à la grandeur de la patrie.
Pour cette œuvre d’apaisement, Bonaparte était prêt à faire appel tous les hommes de bonnes volonté, de quelque parti qu’ils fussent. Je suis national, disait-il, j’aime les honnêtes gens de toutes les couleurs.
Le grand mérite de Bonaparte fut de se servir de son immense pouvoir dans une vue d’ordre et d’apaisement. Personne ne fut moins que lui homme de parti, gouverner par un parti, disait –il, c’est se mettre tôt ou tard dans sa dépendance, on ne m y prendra pas.
Le personnel du gouvernement fut soigneusement trié, parfois avec une évidente volonté d’équilibre pourvu qu’on fut capable et laborieux, il ne s’inquiétait pas des opinions passées, il fit le choix de faire l’oubli du passé, il prit pour collaborateurs des régides aussi bien que des modérés pour affirmer sa volonté d’apaiser les discordes. Beaucoup de gens devinrent fonctionnaires, ce fut une force pour Bonaparte d’avoir tant de places à distribuer : ou se réfugieraient l’opposition quand tous pouvaient trouver rang et traitement dans la nouvelle administration ?»
Votre honneur, je ne saurais finir sans vous recommander de faire au plus vite comme ce Bonaparte. Engagez un vaste programme de réconciliation entre tous les enfants de votre royaume, les enfants de ceux qui ont été au pouvoir, les enfants des victimes des camps et autres...tous vous avez besoin d’eux, le retard est immense, les erreurs sont immenses, le travail à faire est immense. Dites leur aussi que le passeport biométrique renferme tous les données, personne ne franchira la frontière Guinéo- Au-delà et se présenter devant le chef avec un tampon rouge de la haine. Descendez de votre trône et demander pardon à chacun, la vie est précieuse et éphémère.
Votre honneur, faites le au plus vite car je viens de découvrir un vaste complot ourdit contre votre trône vacillant, des malins veulent scinder votre minuscule royaume en renvoyant les soussous en Guinée Bissau, les forestiers au Liberia, les malinké au Mali et les peulhs en Ethiopie, il ne vous restera que les chiens et chats errants à gouverner.
Votre dévouée
Aissatou Barry, Nene Aye
This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Suisse
